Procès en assise de Simone Gbagbo: 10 ans de prison requis par le Procureur

“Simone Gbagbo a bel et bien participé à la constitution de bandes armées à Abobo et a procédé à la distribution dʼarmes à ses partisans au vu des témoignages concordants à la barre».image

Lʼavocat général Simon Yabo Odi a ainsi établi hier, à la fin de son réquisitoire, la responsabilité pénale de lʼex-Première dame, Simone Gbagbo, dans les faits de “participation à un mouvement insurrectionnel”, de “troubles à lʼordre public” et de “constitution de bandes armées”. Cʼest pourquoi, il a requis contre lʼaccusée la peine de 10 ans de prison ferme avec privation des droits civiques et interdiction de paraître sur le territoire national sauf son lieu de naissance. Selon lui, lors des auditions, la ʻʼdame de ferʼʼ a été confondue par deux témoins qui ont affirmé lʼavoir vu livrer des armes à des jeunes. Ces armes, a-t-il poursuivi, ont permis à ses hommes dʼériger des barrages et de participer à un mouvement insurrectionnel. Et quand on sait quʼelle a indiqué que cʼest son époux, Laurent Gbagbo, qui a gagné les élections de 2010 et par conséquent cʼest lui, selon elle, qui était le président de la République jusquʼau 6 mai 2011, il nʼy a pas de doute, a-t-il ajouté, que Simone Gbagbo a joué un rôle important dans la mise en œuvre du plan de la confiscation du pouvoir par son mari. Les réquisitoires du parquet général nʼont pas été tendres avec les 83 accusés de la crise postélectorale. Chacun a été condamné en proportion de son implication dans les événements tragiques de la crise postélectorale. Aussi le Premier ministre Aké Nʼgbo, les ministres du gouvernement illégal mis en place par lʼexchef dʼEtat au sortir de lʼélection présidentielle de 2010, le président du FPI Pascal Affi Nʼguessan, lʼambassadeur Koné Aboubakar, Jean Jacques Béchio, Bro Grébé Géneviève et les journalistes poursuivis ont-ils fait lʼobjet dʼune requête de peines quʼon peut qualifier de mineures allant de 3 à 25 mois de prison après la démonstration de leur culpabilité dans les faits de coalition de fonctionnaires et de trouble à lʼordre public. Dans son réquisitoire, le ministère public a ensuite réclamé 5 ans de prison pour lʼex-inspecteur de lʼEtat, Abou Drahamane Sangaré, Michel Gbagbo et Philippe-Henri Dacoury Tabley après avoir plaidé pour quʼils soient reconnus coupables des faits de coalition de fonctionnaires, de participation à un mouvement insurrectionnel et de trouble à lʼordre public. Après les anciens tenants du pouvoir, le parquet général a été sans pitié pour les généraux Dogbo Blé et Vagba Faussignaux ainsi que les miliciens et autres déstabilisateurs qui ont semé la mort, la désolation et la tristesse pendant et après la crise postélectorale. Déclarés coupables des faits de trouble à lʼordre public, de rébellion, dʼusurpation de titre, de direction et de participation à un mouvement insurrectionnel, de xénophobie et de tribalisme, le parquet a requis 20 ans de prison contre Keipo Marius alias ʻʼPetit marteauʼʼ surnommé ʻʼle général brûleurʼʼ et tous les autres miliciens et déstabilisateurs qui ont commis des actes abominables. Il a été également demandé à la cour de retenir les mêmes peines avec privation des droits civiques contre les deux anciens piliers du défunt régime des refondateurs, lʼexpatron de la garde républicaine et lʼancien commandant de la marine nationale. Ces personnalités militaires sont coupables, selon le parquet général, de délits dʼattentat ou complot à la défense nationale, dʼatteinte à la sureté de lʼEtat et de rébellion. Il faut noter que les avocats de la défense entrent en scène aujourdʼhui pour tenter de prouver lʼinnocence de leurs clients.
LACINA OUATTARA de LePatriote

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